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Education et Alimentation
du Dogue Allemand

 
 
Historique
Race
l'achat
Introduction du chiot
croissance
toilette
Vermifuge
Evolution Physique
Santé
les Vices rédhibitoires
l'ectropion
l'entropion
la démodécie
Vérifications
fréquentes
Guide de propreté
Alimentation
Dysplasie
Les maladies contagieuses
Les maladies héréditaires
L'anxiete de Séparation
HISTORIQUE

Déja reconnaissables sur les bas reliefs de nombreux monuments babyloniens, assyriens, égyptiens et romains, ces molosses étaient des chiens de guerre. 
Ils accompagnèrent les Allains, peuple nomade de Scythie qui, vaincus par les Huns, se joignirent à eux pour envahir la Gaule et l’Empire romain du Vème siècle. 
Au moyen-Age «l’Allant» était utilisé à la chasse au loup et au sanglier aussi bien qu’à la garde.
 

Les ancêtres immédiats du dogue allemand actuel sont l'ancien "Bullenbeisser", 
et de grands mâles employés à la chasse à courre et en particulier au sanglier,
chiens d'un format et d'une conformation intermédiaire 
entre un puissant mâtin de type anglais et un lévrier souple et rapide.

Sous la dénomination de dogue, 
on comprenait initialement un grand chien puissant qui ne devrait pas obligatoirement appartenir à une race déterminée.

Plus tard, 
les noms de "dogue d'Ulm", 
"dogue anglais",
" dogue danois",
" Hatzrüde" (grand mâle pour la chasse à courre),
"Saupacker" (chien vautre) et 
"grand dogue", 
ont désigné différents types de ces chiens qui se distinguaient par la couleur de leur robe et par leur taille.

En 1878, 
à Berlin, 
un comité de 7 éleveurs et juges compétents, 
sous la présidence du Dr.Bodinus, prit la décision de rassembler toutes les variétés susnommées sous les noms 
de "dogue allemand".

Ainsi fut posée la première pierre pour l'élevage d'une nouvelle race canine allemande originale.

En 1880, 
à l'àccasion d'une exposition à Berlin,
un premier standard du dogue allemand fut rédigé.

Dès 1888, la race fut confiée au "Deutcher Doggen Club 1888 E.V."
qui au cours des ans, a modifié le standard à plusieurs reprises.

Forme et contenu actuels correspondent au modèle proposé par la F.C.I.

 
CARACTERE GENERAL DE LA RACE

Il réunit noblesse, fierté, puissance et élégance alliées à une taille imposante et à une constitution athlétique (taille minimale de 80 cm pour les mâles et 72 cm pour les femelles).

Sa prestance et sa distinction en font l’Apollon des races canines. 

Sa tête particulièrement expressive est toujours portée très haute.
Il ne trahit pas de nervosité et fait sur le spectateur l'effet d'une belle statue.
Ses oreilles, taillées en pointe, sont portées érigées. 
De caractère amical, il est aimable et très attaché aux membres de la famille, tout particulièrement aux enfants, mais distant et méfiant envers les étrangers. 
Chien de garde très dissuasif,
le dogue est aussi bien défenseur courageux de son maître que parfait chien d’agrément et de compagnie.
Au moment du danger, courageux et insensible aux blessures reçues.
Parfait chien d'agrément, d'une flegme extraordinaire, le Dogue se révèle aussi apte à se faire à la vie de salon qu'à assimiler un dressage complet de chien de travail. 
Il existe sous 5 couleurs de robes différentes : fauve à masque noir, 
bringé (fond or, stries noires) à masque noir,
bleu acier,
noir jais et enfin arlequin (fond blanc à taches noires déchiquetées).

ACQUERIR UN DOGUE ALLEMAND

Acheter un dogue allemand est une décision importante qui doit être mûrement réfléchie. 
 
 

Sa puissance dissuasive dans un corps d'Apollon fait de lui un chien d'exception. 
 
 

Avant d'acquérir ce magnifique chien, il faut réfléchir sur les points suivants: 

1) Le dogue allemand est un chien de compagnie.
Son maître devra consacrer suffisamment de temps à son éducation et le faire participer à la vie de la famille dont il est le compagnon fidèle.
L'éducation du dogue allemand se fait à l'affectif sans dressage rigide et sans cris. 
Il n'attend que de vous faire plaisir.
Il est important que le dogue connaisse sa place dans la hiérarchie de la meute qu'est pour lui la famille.
Les ordres doivent être donnés d'une voie ferme mais sans cri. 
Le chiot est craquant et il ne faut pas lui autoriser petit ce qu'on lui interdira plus tard à cause de sa taille.
Il ne le comprendrait pas. 
Un chien mal éduqué devient une plaie pour son maître.
La faute en revient au maître qui n'a pas su enseigner au chien. 

2) Le dogue allemand adulte fait 72 à  90 cm au garrot et  son poids peut atteindre 85 kgs. Il faut être prêt à assumer la lourde charge qu'un compagnon aussi encombrant implique.

3) Le dogue allemand ne peut pas être nourri de restes ou de boites de supermarchés.
L'alimentation est un facteur déterminant pour le développement du chien.
Il est nécessaire de prévoir un budget nourriture de 1.000 FRF environ par mois auquel il faut ajouter les visites régulières chez le vétérinaire.
Il existe aussi des assurances pour nos animaux de compagnies, qui peuvent réduire sensiblement les frais afférant à leurs problèmes ponctuelles ainsi que pour les opérations et pour certaines, le remboursement des frais vaxxinaux.
Votre vétèrinaire pourra vous donner une liste détaillée des assurances actuellement sur le marché français.

GUIDE POUR L'INTRODUCTION 
D'UN CHIOT A LA MAISON

1) Si vous ramenez le chiot en voiture, gardez le à côté de vous, sur vos genoux. S'il est malade, restez émotionnellement stable et nettoyez.

2) Arrivé à la maison, conduisez le chiot à l'endroit choisi pour les éliminations.

3) Donnez lui ensuite l'accès à la maison.

4) Donnez lui à manger aux mêmes heures que chez l'éleveur, la même nourriture. Placez la gamelle près de la porte de sortie vers l'endroit choisi pour les éliminations.

5) Si vous avez déjà un chien à la maison, mettez le chiot en contact avec lui, surveillez les deux chiens et intervenez le moins possible. Laissez la hiérarchie s'établir.

6) Favorisez toujours le dominant et gardez lui sa position dominante.
 

Réservé dans son jeune âge, ce grand sentimental, câlin et tendre, doit être élevé en contact étroit avec son maître.
Il apprend alors très vite ce qu’on attend de lui.
Ne jamais l’attacher à longueur de journée.

Conseils en ville

Il faut l’habituer dès son plus jeune âge et de façon progressive aux différents stress de la ville, 
l’encourager et le sortir partout.
Le dogue peut vivre en appartement s’il bénéficie de sorties durant lesquelles il puisse se défouler.

 QU'EST-CE QUE L'ANXIETE DE SEPARATION ?



L'anxiété de séparation est un trouble du comportement qui s'exprime par des signes de détresse lorsque le chien est séparé de ses maîtres ou des personnes auxquelles il est très attaché.

COMMENT SE MANIFESTE-T-ELLE ?

En l'absence des maîtres, le chien détruit tout ce qu'il a sous sa "patte" ou sa mâchoire, il aboie également et il fait ses besoins dans toute la maison.
Quand les maîtres sont présents, ce sont des chiens que l'on dits "collants", qui sont toujours avec leur maître et qui sollicitent sans arrêt des petites attentions. En promenades, ce sont des chiens qui ne s'éloignent pas trop de leurs maîtres et qui ont toujours besoin d'un contact visuel avec eux.
Ce sont aussi des chiens anxieux en règle générale qui s'adonnent fréquemment à des activités de substitution comme le léchage des pattes par exemple.

QUELLE EST L'ORIGINE DE CE TROUBLE ?

Les jeunes chiots sont totalement dépendants des soins maternels durant les premières semaines de leur vie. L'attachement est un lien apaisant qui lie le chien à un objet ou à un être particulier. Il débute avec la mère, puis avec la famille d'accueil.
Dès leur plus jeune âge, la mère apprend à ses chiots à se détacher progressivement d'elle. A la puberté, le chiot est définitivement détaché et vit sa vie d'adulte, au sein de la hiérarchie établie dans le système familial.
Lorsque le système familial est restreint, il est plus difficile d'apprendre le détachement car le chien aura plus facilement un contact privilégié avec un seul individu.
De plus, les chiots arrivant dans une nouvelle maison, avec de nouveaux propriétaires, s'attachent très vite à un ou plusieurs individus. Les propriétaires font souvent l'erreur de trop "chouchouter" le chiot à son arrivée (caresses et câlins dès que le chiot les réclame, installation du panier dans la chambre, etc...) et n'effectuent pas le "rejet" nécessaire à la prise d'indépendance du jeune chien. De ce fait, lorsque le chien voit alors partir son seul repère, c'est-à-dire son maître, il devient hyperanxieux et manifeste sa détresse en détruisant et en aboyant.
Par ailleurs, certains comportements du maître favorisent cette anxiété comme les rituels de départ et ceux de retour.
En effet, lorsque le maître s'en va, il essaie de rassurer son chien, de lui parler, de lui expliquer qu'il ne va pas partir longtemps, etc... Tout ce rituel rend le chien anxieux car il comprend vite que tous ses signes précèdent le départ de son maître. Donc, l'inquiétude du chien augmente au fur et à mesure qu'il voit son maître lacer ses chaussures, prendre son manteau, agiter les clés, etc... Donc, tous ces rituels que les maîtres mettent en place n'ont finalement comme résultat de faire stresser encore plus le chien et d'accélérer le processus au lieu de l'inverser.
De même, le rituel de retour est aussi un problème le chien fait la fête à son maître et vice-versa. Comme le maître culpabilise d'avoir laissé son chien, il répond à ses sollicitations et le chien associe donc le retour de son maître un à apaisement.
Si le chien a fait des dégâts, on a tendance à le gronder. Mais il faut savoir qu'un chien comprend qu'il a mal fait quand on le corrige sur l'instant. Le corriger deux heures après ne sert à rien mais ne fait que renforcer son anxiété.
En rentrant, il faut garder son calme, ignorer le chien, l'envoyer se coucher gentiment dans son panier et nettoyer les dégâts (mais pas devant lui).

QUEL TRAITEMENT ?

Pour apprendre le détachement à un chien, il faut :
- ne pas le laisser passer la nuit avec vous sur le lit ou même dans la chambre. Il faut qu'il dorme dans une autre pièce. - ne pas répondre systématiquement aux sollicitations du chien quand il vient chercher des caresses, par contre allez vous-même le chercher pour jouer, le caresser, même si vous le dérangez pendant sa sieste...
C'est toujours vous qui devez initier le contact avec le chien.
- essayer de passer un peu de temps dans la pièce où vous désirez l'enfermer, et cela notamment avant de le quitter (du moins au début), afin qu'il n'associe pas la mise dans cet endroit avec votre départ ; essayez de l'habituer à y passer de plus en plus de temps, même si vous êtes là.
- avant de partir, laissez le dans cet endroit, enfermé, mais ne restez pas trop loin afin qu'il sache que vous êtes là, pendant au moins dix minutes. Cela le rassurera et lui évitera encore d'associer cet endroit avec votre absence.
- s'il pleure, vous ne devez pas répondre à ses appels, même pour le réprimander, car il associera votre retour à ses cris et non pas à la réprimande ! Il va donc recommencer à chaque fois.
- lorsque vous venez le rechercher, ne lui faites surtout pas des fêtes et ne lui laissez pas vous en faire : ignorez-le pendant dix bonnes minutes et repoussez-le s'il cherche le contact ; ainsi, il n'associera pas votre retour et sa libération avec des câlins.
- brisez le rituel du départ et du retour : vous devez, avant de partir, ignorer votre chien pendant une bonne demi-heure, afin qu'il n'associe pas le départ avec l'absence de contact entre vous. Vous devez faire de même à votre retour : s'il vous fait la fête, repoussez-le ou ordonnez-lui d'aller se coucher, et vous ne rétablirez le contact, de votre propre initiative, qu'une demi-heure plus tard.
- Si le chien a fait des dégâts, ne le grondez pas et ne nettoyez pas devant lui : il ne comprendrait pas et serait davantage anxieux.

CONCLUSION :

Chez certains chiens, apprendre le détachement est plus difficile, car ils sont très attachés ou parce que la mère ne le leur avait pas appris correctement.
Il est donc indispensable, si les problèmes persistent au delà de l'âge de 4 mois, de consulter un vétérinaire qui fera appel, s'il le désire, à un vétérinaire ayant suivi une formation dans le domaine des troubles du comportement.
Il pourra vous donner de précieux conseils et éventuellement mettre en place un traitement médicamenteux visant à faciliter son apprentissage de la solitude.
En effet, certains médicaments ont pour but de diminuer l'anxiété des chiens lorsque leurs maîtres sont absents. 
Mais ces médicaments ne suffisent pas et ne sont qu'une aide à la démarche thérapeutique comportementale à mettre en oeuvre. 






 

EVOLUTION PSYCHIQUE:




* 0 à 2 semaines:
 Période Néonatale
 

L'intérêt du chiot est limité à ses besoins physiques. Ses yeux  s'ouvrent à la fin de cette période, il prend alors conscience de sa mère, de ses frères et soeurs et de la personne qui le soigne.
Il est conseillé de manipuler les chiots afin qu'ils deviennent tolérant au contact.
Le chiot se déplace en rampant jusqu'à 10 jours environ, en balaçant la tête.


*2 à 3 semaines:
 Période dite de Transition
ou Phase d'Eveil
 

Les chiots commencent à jouer entre eux. 
Leurs oreilles sont fonctionnelles à partir de 3 semaines.
Cette période se caractérise par le développement des compétences sensorielles et motrices et l'ouverture au milieu extérieur.Le sens tactile prend de plus en plus d'importance, les reflexes primaires vont disparaître. 
Le chiot peut s'asseoir à partir de 18 à 20 jours.
Le reflexe labial et de fouissement disparaissent.
Le comportement exploratoire apparaît : les chiots sortent du nid mais gémissent s'ils sont trop loin.
Ils se dirigent par la vue, le flair, en léchant parfois le sol ou les objets rencontrés.
Le chiot dort de 60 à 65 % du temps.
L'attachement à la mère commence à apparaître, elle devient le pôle.
Une exploration en étoile va s'installer.
Le chiot devient plus autonome.
L'attachement à la mère apparait comme une étape essentielle à la socialisation...
Si les chiots sont nourris au biberon, les contacts doivent être fréquents et les manipulations nombreuses.


Période de Socialisation de  S 3 à S 12

* 5 à 6 semaines

C'est la période la plus importante du développement du chiot.
On parle souvent de période sensible car au cours de cette période le chiot va apprendre les caractéristiques de son espèce, des espèces amies.

La mère , les frères et soeurs deviennent des partenaires sociaux, 
les jeux sont plus organisés et les chiots commencent à remuer la queue.

*Ensuite

Le chiot devient un jeune chien à partie de 7 semaines, son éducation sociale commence. 
Celui-ci doit alors entretenir des contacts avec plusieurs personnes, mais aussi avec d'autres chiens.
Il apprend dés lors très vite, son éducation commence à ce moment là. 
Pour favoriser les contacts, vous pouvez vers l'âge de 12 semaines le mettre en laisse et le sortir dans la rue.

CROISSANCE
 

A sa naissance le chiot pesait environ 650 grammes. 
Un an plus tard, il pèsera entre 50 et 80 kgs, soit au moins 100 fois son poids de naissance.
 

De 0 à 5 mois, c'est la phase de croissance maximale.
 

A 4 mois, il pèsera la moitié de son poids adulte.

A 7 mois, il mesure 5/6ème de sa hauteur.

TOUT SE JOUE AVANT 12 MOIS.

La phase suivante est celle de la croissance stabilisée, les besoins et l'appétit du chiot se stabilisent jusqu'à 12 mois. La première phase de croissance en taille et en poids est alors complétée par une croissance pondérale.

GUIDE POUR LA PROPRETE DE VOTRE CHIOT

1) Nourrissez votre chien à heures fixes sans rien donner entre les repas.

2) Etablissez un seul lieu pour les éliminations

3) Conduisez-y le chien au réveil, après les repas, après la boisson, après l'excitation et le jeu et lorsqu'il "fait les 100 pas".

4) Récompensez le et félicitez le quand il élimine au bon endroit  et au bon moment.

5) En cas "d'accident", ne réagissez pas de manière émotionnelle, nettoyez en l'absence du chien, ne le punissez pas.

SANTE

Si votre chien manque d'appétit et perd son entrain, surveillez le attentivement. 
Prenez sa température rectale ( la température rectale du chien varie autour de 38,5°).
Au dessous de 38° et au dessus de 39 °, il y a quelque chose d'anormal. 
Voyez votre vétérinaire.














 

Vérifiez fréquemment :

* ses oreilles ( des secrétions noirâtres et/ou une mauvaise odeur sont des indices de problèmes auriculaires).

* ses dents ( la dentition de lait disparaît vers 4 mois.
Quelquefois les canines de lait ne tombent pas et restent accolées aux dents adultes, il faut alors les faire enlever).

* ses yeux

* son anus (une tuméfaction de celui-ci indiquerait que les glandes anales sont engorgées.
Il faudrait alors les faire vider.

* ses testicules si c'est un mâle.

* ses urines (elles ne doivent pas être foncées) et ses selles.

TOILETTE

Un chien brossé souvent n'a pas besoin de bain. Si pour une raison ou pour une autre, vous décidez de lui en donner un, n'oubliez pas que la température de l'eau ne doit pas dépasser 39°. Surtout séchez le bien.
 

Pour nettoyer le chiot sans bain, passez lui du "BIOZOOL".

Nettoyez les oreilles avec de la "Détécaïne" ou du "Mercryl" dilué.

Votre chiot doit avoir un exercice certain mais limité jusqu'à 6 mois. A partir de cet âge là, les promenades peuvent être plus longues. Il faut que le squelette de votre chien soit maintenu par une bonne musculature pour qu'il qu'il n'y ait pas déformation de l'ossature. 

VERMIFUGE

* tous les mois jusqu'à 6 mois

* tous les 2 mois jusqu'à 12 mois

* tous les 6 mois ensuite.

Impérativement avant tous les rappels de vaccination

ALIMENTATION

Deux règles gouvernent l'alimentation du jeune chien.

* la régularité des repas est primordiale

* tout changement brusque de nourriture peut entraîner des troubles intestinaux importants

La croissance du chiot demande 2 fois plus de nourriture et d'énergie pour fabriquer ses os, muscles et pour développer sa résistance aux infections. La croissance terminée, ce besoin disparaît.

* de 2 à 6 mois (selon le chiot, il est à 3 repas par jour)

* de 6 à 12 mois, il est à 2 repas par jour

* après 12 mois, un seul repas par jour.

Pas de rajout de calcium ou de vitamines

 D’un poids moyen de 600 g à la naissance, il passe à 65/80 kg vers 15 mois. Cette croissance extrêmement rapide nécessite un apport suffisant mais sans excès de
         proteines, de sels minéraux, de vitamines et d’oligo-éléments.
Le jeune dogue ne doit pas être élevé gras.
Il ne doit pas faire trop d’exercice.

LA DYSPLASIE

Suite à de nombreuses recherches scientifiques sur la sélection en élevage canin, 
il apparaît que l'éradication complète de la dysplasie des hanches et des coudes est illusoire. 
Il est difficile, voire impossible de descendre sous un taux de 18 %. 

Les leçons à tirer doivent être utiles aux éleveurs pour veiller à réduire l'apparition de ces troubles locomoteurs en prenant conscience que le facteur génétique est relativement réduit par rapport à l'ensemble. 
 
 

Ces facteurs peuvent correspondre à trois critères 
dont il faut tenir compte pour diminuer autant que possible les troubles de la locomotion:

Sélectionner sur la descendance 

Veiller à l'alimentation 

Eviter les compléments minéraux 

Il est désormais établi que la surnutrition,
l'excès de protéines et l'ajout de calcium sont bien plus néfastes que fastes. 
Pour éviter au maximum les problèmes osseux rencontrés lors de la croissance (dysplasies, ostéochondrites, ostéochondroses, etc.) il faut éviter la suralimentation en général, 
s'abstenir de tout aliment surchargé en protéines et ne JAMAIS procéder aux anarchiques complémentations minérales qui ont si longtemps eu cours.
 
 

Sachant aujourd'hui combien les maladies du squelette sont liées à la composition alimentaire, certains fabricants d'aliments ont adopté la formule adaptée aux chiens de grande race: 

26% de protéines,
0,80 % de calcium 
0,67 % de phosphore.
 
 

Retenons cette leçon essentielle, à savoir que, dans les troubles locomoteurs, environnement et alimentation ont une part de responsabilité supérieure à celle de la génétique. 

 
QU'EST CE QUE LA DEMODECIE ? 
A QUOI EST-ELLE DUE ?



La démodécie est une maladie de peau touchant le chien, qui est due à l'infestation des follicules pileux par un parasite. Ce parasite est un acarien microscopique, appelé Demodex canis. Celui-ci a une forme particulière allongée (forme en cigare).

Cette maladie touche principalement les jeunes chiens, qui sont contaminés, pendant les premiers mois de leur vie, par contact avec la mère lors de l'allaitement (les chiots nouveaux-nés ne sont en effet pas infestés). 
Beaucoup de chiens sont infestés par ce parasite sans exprimer de signes cliniques. Il existe en effet 85% de chiens porteurs sains de ce parasite. Seuls quelques chiens porteurs expriment des signes cliniques : ceci est dû au fait que ces chiens ont un système immunitaire peu performant ou déficient. La maladie survient alors chez des chiots qui ont entre trois et douze mois.

Il arrive toutefois que des chiens âgés expriment la maladie soit à la suite d'une immunodéficience, soit secondairement à une autre maladie (dysendocrinie, atteinte tumorale).

Enfin, certaines races sont prédisposées à cette maladie : Shar-peï, Beagle, Boxer, Westie, Scottish terrier, Teckel, Chow-Chow, Colley, Dalmatien, Dogue Allemand, Berger Allemand et Braque de Weimar.

LES SYMPTOMES DE LA MALADIE :

Les lésions dermatologiques principales lors de démodécie sont des pertes de poils circonscrites ou étendues. On observe aussi souvent des squames (pellicules). Parfois, la démodécie est compliquée par l'apparition d'une surinfection bactérienne de la peau (on parle alors de pyodémodécie) ou par une réaction inflammatoire cutanée importante.

IL EXISTE PLUSIEURS FORMES DE DEMODECIE :

La démodécie sèche :
Celle-ci se divise elle-même en une forme localisée (lésions sur les membres, au niveau des espaces inter-digités notamment, et sur la face, principalement autour des yeux) et une forme disséminée (dépilations diffuses, séborrhée, forte odeur cutanée…). En général, on n'observe pas de démangeaisons.

La démodécie suppurée ou pyodémodécie :
Cette forme grave survient lorsque la démodécie sèche se complique d'une infection cutanée bactérienne très importante. On note alors la présence d'une pyodermite profonde, ayant pour origine principale une infection par des staphylocoques. La peau devient suintante et se couvre de croûtes. On observe aussi des démangeaisons importantes et une hyperkératose. Il arrive que la maladie soit tellement grave qu'elle se répercute sur l'état général de l'animal. Le chien devient alors abattu, amaigri et déshydraté. Parfois, la mort survient.

LE DIAGNOSTIC DE LA DEMODECIE :

Celui-ci est assez simple. Il repose, en effet, sur la réalisation de raclages cutanés au niveau des lésions (on prélève un peu de peau en raclant celle-ci jusqu'aux follicules pileux, avec une lame de scalpel par exemple) et sur l'observation au microscope du parasite. Le parasite est aussi visible sur des biopsies cutanées.

LE TRAITEMENT DE LA DEMODECIE :

Le traitement peut être réalisé de diverses façons :
Pour se débarrasser complètement du parasite, il faut soit donner des comprimés actifs contre le Demodex, soit réaliser des bains acaricides détruisant le Demodex (avec une lotion à diluer dans de l'eau). Les bains doivent être donnés une fois tous les quinze jours jusqu'à la guérison. Il est recommandé de porter des gants lors des applications.

Quel que soit le type de traitement effectué, la durée de celui-ci est toujours très longue. En effet, il faut compter entre 2 et 4 mois pour obtenir une guérison complète. 
Un contrôle régulier devra être réalisé en effectuant des raclages cutanés. Le traitement pourra être arrêté si on n'observe plus de parasites sur deux raclages réalisés à une semaine d'intervalle. De plus, des contrôles réguliers devront être effectués dans les mois qui suivent l'arrêt du traitement afin de vérifier que la guérison est bien complète.

Les récidives sont peu fréquentes (10% des cas). Il faut alors traiter à nouveau. Les chiennes en chaleurs ou gestantes peuvent présenter une récidive. Il convient de toutes façons de les retirer de la reproduction pour éviter qu'elles ne transmettent le parasite aux chiots.

En cas de forte infection cutanée lors de pyodémodécie, il faut réaliser une antibiothérapie par voie générale (si possible après avoir effectué un antibiogramme : recherche des bactéries et des antibiotiques auxquels elles sont sensibles). 

l'ECTROPION

C'est l'éversion de la paupière, le bord libre est largement éloigné de la cornée.
L'ectropion peut-être congénital ou acquis.
Congénital chez certaines races comme le St-Bernard, le cocker américain et races à babines lourdes et pendantes.
Lorsqu'il est acquis, il peut-être du à une hypotonicité du muscle orbiculaire ou traumatique, post-inflammatoire et aussi cicatriciel.
Une congestion des conjonctives avec jetage séreux pouvant se surinfecter apparaît.
Le traitement est seulement chirurgical, il consiste à raccourcir la paupière.
 

l'ENTROPION

C'est l'enroulement du bord libre de la paupière vers la cornée, il peut-être congénital, spasmodique ou cicatriciel.
L'entropion spasmodique vient d'une affection douloureuse du globe ou d'un blépharospasme.
Le trichiaris ainsi aggrave l'irritation de la cornée, celle-ci génératrice de blépharospasme et d'entropion c'est donc un cercle vicieux.
L'entropion cicatriciel peut venir d'un traumatisme, d'un processus inflammatoire chronique ou peut apparaître suite à une chirurgie.
L'entropion congénital affecte certaines races tel que le chow-chow, le St-Bernard, le caniche de petite taille, etc....
L'affection à la possibilité d'être héréditaire.
Il y a donc une irritation de la cornée et de la conjonctive, un écoulement séreux ou muco-purulent survient.
Le blépharospasme s'installe et l'animal se gratte ou se frotte les paupières au sol.
Un nettoyage avec un antiseptique faible sera suivi d'une antibiothérapie locale.
Il faut quand même savoir que seul le traitement chirurgical est la solution à ce problème

LES VICES REDHIBITOIRES




 La loi du 22 juin 1989 définit les 6 maladies considérées chez le chien comme des vices rédhibitoires. Il s'agit de maladies graves. 
Cette loi vise à protéger l'acheteur de chiots vis à vis de ces maladies. Le vendeur est tenu par la loi de vendre des chiots indemnes de ces maladies, sauf si une convention contraire est signée entre le vendeur et l'acheteur.

Si un chiot acheté présente, dans les délais légaux fixés par la loi et spécifique à chaque maladie (voir plus loin), des signes d'une de ces maladies, l'acheteur peut poursuivre une action en justice afin d'obtenir le remboursement intégral du chiot.

L'action en justice doit se faire le plus rapidement possible au tribunal d'instance du lieu de résidence de l'animal ou du propriétaire. Le juge nomme alors un expert qui réexaminera le dossier et dressera un procès verbal. 
L'affaire sera ensuite jugée si aucun accord amiable n'est possible.

Si le chiot vient à mourir, le vendeur n'est tenu de garantie que si l'acheteur a porté plainte dans les délais légaux, et s'il peut prouver que la mort du chiot est bien due à une des maladies concernées par la loi.

Le Code Rural définit les maladies suivantes comme étant des vices rédhibitoires chez le chien :

- La maladie de Carré.

- L'hépatite contagieuse ou hépatite de Rubarth.

- La parvovirose canine.

- La dysplasie coxo-fémorale (de la hanche) .

- L'ectopie testiculaire pour les animaux de plus de 6 mois.

- L'atrophie rétinienne.

Pour les trois premières maladies citées, qui sont des maladies contagieuses du chien, l'action en rédhibition n'est possible qu'en présence des conditions suivantes:

-Un certificat de suspicion émis par un vétérinaire.

-L'émission doit intervenir dans les délais définis pour chaque maladie par décret en Conseil d'Etat.

-L'action en rédhibition est menée devant le tribunal d'instance dans des délais fixés en Conseil d'Etat.
 

LES MALADIES CONTAGIEUSES




La maladie de Carré

Il s'agit d'une maladie très grave qui entraîne la mort ou des séquelles nerveuses irréversibles. 
Elle se manifeste par des symptômes très divers, allant d'une diarrhée à une toux. Si le chien est vendu en période d'incubation (c'est à dire qu'il est porteur du virus, mais ne présente pas encore de signes), il est impossible de détecter la maladie.
Pour pouvoir imputer de façon certaine la responsabilité au vendeur, il faut donc pouvoir prouver de façon certaine que le chien était bien porteur du virus au moment de la vente (antériorité du vice à la vente). 
Il faut donc respecter les délais d'action.
Le délai d'action en rédhibition est de 30 jours si un certificat de suspicion a été émis par un vétérinaire dans les 8 jours francs après livraison du chiot (c'est-à-dire huit journées calendaires complètes, quel que soit le jours de livraison du chiot). 
Si l'animal meurt ou est abattu, ce délai est reporté à 15 jours à compter de la mort.

L'hépatite de Rubarth

Il s'agit également d'une maladie potentiellement grave et indétectable chez un chiot en période d'incubation. Il existe plusieurs formes de la maladie qui se manifestent par de la diarrhée, un abattement important, des douleurs abdominales…
Il existe des formes graves directement mortelles, ou des formes chroniques entraînant une destruction progressive du foie.
Le délai d'action est également fixé à 30 jours (ou 15 jours après la mort le cas échéant) si un certificat de suspicion est émis dans les 6 jours francs après l'acquisition du chiot.

La parvovirose canine 

C'est la troisième maladie concernée, rapidement mortelle chez le chiot. 
Elle se manifeste essentiellement par une gastro-entérite, avec une diarrhée très importante, contenant parfois du sang.
Le délai d'action en rédhibition est fixé à 30 jours (ou 15 jours après la mort le cas échéant) si un certificat de suspicion est émis par le vétérinaire dans les 5 jours francs après l'acquisition du chiot.

En pratique, une visite de santé chez un vétérinaire quelques jours aprés l'acquisition d'un chiot est importante afin de vérifier son état de santé et la possible présence d'un de ces vices rédhibitoires (et donc la rédaction d'un certificat de suspicion par le vétérinaire).
Tout signe suspect comme une toux ou une diarrhée, même d'apparence bénigne, doit vous alerter chez un jeune chiot, même vacciné. 
 

LES MALADIES HEREDITAIRES




Dans ces trois cas, le délai d'action en rédhibition est de 30 jours francs après l'acquisition du chiot et la rédaction d'un certificat préalable par un vétérinaire n'est pas nécessaire.

La dysplasie coxo-fémorale (ou dysplasie de la hanche)

C'est une affection héréditaire du chien qui concerne l'articulation de la hanche: il s'agit d'une laxité excessive du ligament reliant la tête du fémur au bassin. Elle est responsable d'un mauvais fonctionnement de l'articulation conduisant très souvent à terme à de l'arthrose. Le délai d'apparition des symptômes de l'arthrose est très variable et parfois très long (plusieurs années parfois). La relation entre l'importance de la dysplasie et la gravité des signes observés n'est pas évidente.

Toutes les races de chiens, de grand et moyen format, peuvent être atteintes de dysplasie de la hanche. Les plus touchés sont les bergers, doberman, labrador, rottweiler, schnauzers, husky.…

C'est une maladie fréquente aujourd'hui dans de nombreuses races et des efforts considérables sont faits par les éleveurs et les clubs de race, ainsi que par la société centrale canine (SCC), afin de l'éradiquer. 

En théorie, le délai d'action en rédhibition est de trente jours francs après livraison de l'animal. Toutefois, la loi dit que les clichés pris avant l'âge de un an, pour un animal vendu avant cet âge, peuvent être pris en considération. Il y a donc contradiction entre le délai de rédhibition et les preuves prises en considération dans l'action. 

Toutefois, étant donné l'âge souvent tardif d'installation des signes de la maladie et l'âge précoce de vente des chiots, ce type d'action est rarement envisageable. 

De plus, la seule conclusion du jugement, s'il est en faveur de l'acheteur, est la restitution de l'animal au vendeur contre le remboursement du prix d'achat.
Donc, tout soin apporté entre temps à l'animal par l'acheteur sans l'accord du vendeur ne pourra être remboursé. 
Et, lorsqu'on intente cette action, on est déjà souvent très attaché à son animal (rappelons que les premiers signes de la maladie peuvent survenir tardivement) et on ne souhaite pas le rendre.

Pour toute ces raisons, il est rare de pouvoir intenter une action en justice pour cette maladie. L'idéal serait de trouver un accord amiable avec le vendeur.
De plus, cette maladie est un réel problème d'élevage, auquel sont confrontés beaucoup d'éleveurs de différentes races, et il ne faut pas présumer d'emblée de leur bonne foi.

L'ectopie testiculaire (cryptorchidie ou monorchidie) 

On parle d'ectopie testiculaire chez les chiens pubères ne présentant qu'un seul ou aucun testicule en place (dans les bourses) ; le ou les testicules se trouve(nt) alors soit dans l'abdomen, soit coincé(s) au niveau de l'aine.

C'est une anomalie héréditaire qui n'influe pas forcément sur la libido et sur les capacités reproductrices du chien (sauf si les deux testicules sont ectopiques, auquel cas le chien est en principe stérile). 

Les testicules ectopiques ont toutefois fréquemment tendance avec le temps à devenir cancéreux, ce qui met évidemment en jeu la vie de l'animal à long terme.

Il peut également se tordre, entraînant une douleur abdominale importante et pouvant également mettre en péril la vie du chien.

Il existe une possibilité d'essayer de faire descendre le testicule anormal grâce à un traitement hormonal chez le jeune chien impubère. 
Chez l'adulte, il vaut mieux opérer afin de retirer le ou les testicule(s) ectopique(s). 
Souvent, on retire les deux testicules systématiquement afin que le chien ne transmette pas l'anomalie à sa descendance.

Les testicules du chien sont présents dans l'abdomen du fœtus et migrent ensuite à leur place dans le scrotum (bourses). 
A la naissance, ils ne sont pas palpables et ne le deviennent qu'après 70 jours environ; ils sont alors normalement en place mais peuvent encore remonter dans l'abdomen. 

Le diagnostic d'ectopie testiculaire ne peut donc être posé définitivement qu'après l'âge de 10 semaines; les deux testicules doivent alors être en place et ne plus remonter. 

La loi sur les vices rédhibitoires ne concerne, pour cette maladie, que les animaux de plus de 6 mois. Or, les chiots sont souvent achetés vers l'âge de 2 à 3 mois et le recours en justice pour vice rédhibitoire est impossible dans ce cas !

L'atrophie rétinienne 

La rétine est la partie nerveuse, située au fond de l'œil, qui transmet les informations visuelles au cerveau. L'atrophie de cette rétine entraîne une perte de vision plus ou moins importante et précoce. 
Elle peut être héréditaire ou acquise suite à une maladie (maladie de Carré, diabète, glaucome…). 

La seule forme d'atrophie rétinienne qui nous concerne ici est l'atrophie rétinienne progressive généralisée. Il s'agit d'un terme général regroupant plusieurs anomalies héréditaires, qui apparaissent plus ou moins tôt dans la vie de l'animal selon les races concernées (entre six mois et cinq ans environ).

On constate généralement une perte de vision d'abord la nuit, et l'œil est souvent dilaté et paraît plus brillant. Il existe parfois une cataracte associée (coloration blanchâtre de la pupille ou cristallin).

Les races prédisposées sont, pour n'en citer que quelques unes, le colley, le setter irlandais, le schnauzer nain, le briard, le malamute, le caniche nain, les cockers, le labrador, le husky…

On ne peut intenter une action en rédhibition que pour les races chez lesquelles la maladie est décelable de façon précoce, étant donné le délai d'action d'un mois.
Le diagnostic se fait par un examen du fond de l'œil et éventuellement un E.R.G. (électrorétinogramme), examen permettant de tester directement le bon fonctionnement de la rétine.